10.04.2008

Traffic de drogue et capitalisme

Qui n'a jamais rêvé de devenir son propre patron, de monter sa propre entreprise ? C'est une volonté que l'on pourrait qualifier d'occidentale ou de capitaliste : la réunion de moyens et de capitaux entre ses mains. Après avoir recherché différents moyens d'y parvenire et de faire le maximum de profits il s'avère que le traffic de drogue arrive à la première position.

Petite explication : le trafic de drogue repose sur un modèle capitaliste type de forme pyramidale avec un sommet, des intermédiaires ou revendeurs et des consommateurs. Les dirigeants de réseaux souhaitent répondre aux demandes des consommateurs en répondant à leurs attentes, ils se diversifient et proposent souvent différents produits, les usines de production sont souvent délocalisées dans des pays en voie de développement où la main d'oeuvre est moins chère. Il est fréquent que les trafiquants utilisent des réseaux déjà existant pour écouler leur marchandise (connaissances personnelles ou professionnelles). Il est ensuite très simple de trouver un fournisseur et de se faire de grosses marge allant de 20% à plus de 50% sans aucune taxe. Bien sur l'illégalité compense ces grandes sommes d'argent avec le risque de se faire arrêter, mais en général ce risque est nul pour les hauts trafiquants qui s'entourent de juristes et d'économistes très performants.

Q8_A1_2.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Toutes ces raisons expliquent pourquoi, avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 300 milliards de dollars, le trafic de drogues est l’un des marchés économiques mondiaux les plus importants, aux côtés du commerce des armes et de celui du pétrole. Le paradoxe, au final, est que cette activité, critiquée par tous les gouvernements du monde reposent en réalité sur le système qu'ils ont mis en place, de capitalisme et mondialisation.